Un concours de Miss Monde pour «changer l’image des femmes en fauteuil roulant»

Un concours de Miss Monde pour «changer l’image des femmes en fauteuil roulant»

Belle initiative autour du monde de l’handicap, la soirée du samedi 7 octobre a vu éclore un nouveau genre de concours Miss Monde : « le Miss Wheelchair World Project » (Miss Monde chaise roulante). Organisé à Varsovie en Pologne. Ce concours de beauté inédit a rassemblé 24 candidates de 19 pays différents devant une assistance d’un millier de personnes.

 

Un concours pour la diversité

 

Pour la première fois organisée à l’échelle internationale, ce bel événement est à l’initiative de « The Only One Foundation », « la Fundacja Jedyna Taka » en polonais. Une fondation créée par deux mères de famille, elles aussi handicapées.

Sur le site officiel du concours, on pouvait découvrir les intentions qui les avaient poussées à concevoir cet événement. Le but principal était de « changer l’image des femmes handicapées du monde entier ». Loin d’être débutante dans le domaine, la fondation avait déjà organisé durant trois années consécutives le concours de « Miss Pologne en chaise roulante ». Elle poursuit donc désormais son noble objectif en élargissant la compétition aux autres pays du monde.

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Un défilé organisé avec soin

 

Bien avant la soirée du 7 octobre, les candidates avaient été pré-sélectionnées dans des concours nationaux ou désignées par des ONG sollicitées par la fondation polonaise. Une fois à Varsovie, les candidates ont passé huit jours intenses où elles ont dû se soumettre à des répétitions, des séances photo et des conférences. Au final, tout y était : chorégraphie, défilé dans trois tenues différentes et prises de parole.

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Au terme d’une soirée de gala très réussie, la belle étudiante en psychologie, « Alexandra Chichikova », biélorusse et âgée de 23 ans, fut donc couronnée du titre suprême, « Miss monde en fauteuil roulant ». Quant à la chilienne « Maria Diaz », une joueuse professionnelle de tennis en fauteuil roulant âgée de 28 ans, a été récompensée des titres de « Miss Activité et de Miss Lifestyle Designers ». Les première et deuxième dauphines, « Lebohang Monyasti et Adrianna Zawadrinska », sont respectivement sud-africaine et polonaise.

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Des candidates très investies

 

Les répétitions furent un véritable challenge pour l’ensemble des candidates et encore plus pour certaines. C’est ce que raconte l’Américaine « Jennifer Lynn Adams » qui est née presque sans mains et sans jambes. Elle conduit son fauteuil roulant électrique à l’aide d’un joystick. Loin de perdre sa joie, la Miss América 214 remarque avec détermination : « Je dois m’adapter à la musique, à la chorégraphie, mais c’est ok. (…) C’est d’ailleurs mon message au monde : nous avons chacun quelque chose qui nous limite mais nous pouvons nous adapter et briller au-delà de ces limites ».

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Parmi les prétendantes, on comptait deux françaises, tout aussi investies. « Sandrine Ciron », 35 ans, a créé il y a cinq ans un blog de mode intitulé « Fashion Handi ». Son but ? Démontrer que « l’on peut être en situation de handicap mais également fashion, sexy et tendance ». Le concours Miss Monde était donc fait pour elle ! La deuxième candidate française était « Nadjet Meskine », championne d’Europe et de France de foot fauteuil au sein de son club d’Auch dans le Gers. Egalement mannequin depuis quatre ans, à 27 ans, la jeune femme a été élue Miss Sourire de ce concours. Pour cette jeune sportive, « le monde de la mode et de la beauté n’est pas exclusivement réservé aux personnes valides » et elle fut heureuse de le prouver durant toute cette soirée mémorable.

 

Images : Ouest-france, Handicap.fr, l’Express, Cover Dressing, stuttgarter-nachrichten.de.

2 commentaires


  1. Bonjour, c’est un concours de beauté très spécial ! Pour être parfaitement honnête, le ressenti est mitigé.

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