Grossophobie cinématographique : petit tour d’horizon des clichés sur les gros !

Grossophobie cinématographique

Avez-vous déjà vu une femme grosse incarner à la télévision une working girl en chemise blanche et en talons aiguilles ? Non. Pourquoi à votre avis l’obésité génère autant de dégoût et de mépris. J’ai ma petite idée. Les campagnes publicitaires et les créateurs de mode ont toujours mis en lumière des femmes d’une minceur impressionnante. Kate Moss, 1m7o pour 47 kilos ou encore la fille de Vanessa Paradis en 2o21, Lily Rose Deep, 1m6o pour 48 kilos seulement. La grossophobie vient du fait que les personnes grosses ont toujours été représentées d’un point de vue repoussant au sein de notre société visuelle et cinématographique.

Des idées reçues qui persistent aujourd’hui

  • Les gros n’ont aucun goût pour les arts et aucun goût pour la mode.
  • Les gros n’attirent personne. Ils sont la définition parfaite du tue-l’amour.
  • Ce sont des personnes sales et ils sentent mauvais.
  • Les gros se négligent et négligent les autres.
  • Ils sont dépressifs et dangereux pour eux-mêmes et pour les autres.
  • Les gros sont méchants, maladroits et le font payer aux autres.

Grossophobie cinématographique : le cinéma et le petit écran valident ces clichés depuis trop d’années.

En 1983, « Le sens de la vie de Monty Python » l’acteur Terry Jones incarne un patron obèse de restaurant. Un personnage connu par sa réplique culte ; « Il me faut un seau, pour vomir ».

Dans l’année 1996, « Le professeur foldingue » est professeur de chimie très maladroit.

Grossophobie cinématographique
Photo by Jakob Owens on Unsplash

En 1997, « Le pari » avec pour scène culte… Au centre d’amaigrissment, les acteurs principaux obèses vont se cuisiner une bonne bouffe.

Par ailleurs, en 1993, « Madame Doubtfire » représente une gouvernante grosse avec un style vestimentaire vieillot et grotesque. Elle a même de la barbe sur son visage.

Aux 21 siècles, l’image des gros dans les films est toujours aussi stigmatisante…

En 2ooo, on peut noter le film « Big Mamma« . Pour infiltrer une famille afin de trouver un criminel, le FBI trouve l’idée de créer un personnage gros et pleins de stéréotypes. Une dame âgée avec une voix très énervante.

En 2oo7, vous avez le film « La vilaine« . Comme son nom l’indique, la personne principale incarnée par la fille de Josiane Balasco, Marie Loou Berry est hideuse, méchante, mal dans sa peau et moche. Son amie l’a prend pour sa femme de ménage, son patron la dénigre et lui confie les pires tâches à réaliser.

En 2o1o, « Le petit nicolas »… Alceste, un copain de classe pense qu’à manger. Par exemple ; chez le fleuriste, lorsque Nicolas va acheter des roses, Alcèste lui ne peut s’empêcher de manger ses tartines de confiture.

En 2o11, « L’élève Ducobu » est un enfant gros et cancre à la fois. Il accumule les punitions et les zéros.

En 2o17, Issa doumbia dans « Nos chers voisins » est mal habillé et un colocataire qui ne se lave pas souvent.

Aujourd’hui, la société évolue. Les mentalités changent peu à peu notamment grâce au mouvement bodypositive et grâce à des personnalités charismatiques telles qu’Orpa Winfrey, Rebel Wilson ou Nicola Coughlan.

Image de couverture : Jakob Owens on Unsplash

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