L’art tout en rondeurs : lindsey de ovies, une remise en question de la mondialisation ?

Lindsey De Ovies

Lindsey de Ovies façonne des personnages aux corps généreux, pudiques. On sent que son regard est toujours bienveillant. Elle montre des personnages qui profitent des beautés et des rondeurs de leur corps. Elle pratique aussi les mélanges de formes. À travers ses sculptures, les femmes sont callipyges. On comprend vite que Lindsey interroge les conséquences de la mondialisation sur les corps et les âmes à travers des sculptures qui parlent de l’alimentation et de nos conditions de vie.

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Lindsey de ovies : notre alimentation et la mondialisation

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Que consommons-nous vraiment ? Quelle dose d’empoisonnement ingurgitons-nous chaque jour ? Lindsey nous pousse à nous demander si notre alimentation nous guérit vraiment ou nous empoisonne. Dans ses sculptures de gâteaux d’anniversaire, les médicaments ont pris la place des gâteaux. Elle nous montre à quel point notre alimentation est perturbée. Les couleurs sur nos aliments doivent-elles nous rassurer ou bien nous inquiéter ? Lorsque le poulet rôti a l’aspect du dos d’une femme et que les cuisses sont ses bras, ne faut-il pas se demander s’il faut encore manger de la viande ? Le poulet aux hormones serait peut-être de plus en plus humain. Dans le même ordre d’idées, quand elle nous montre des petits personnages sortir des œufs, n’est-ce pas pour nous faire prendre conscience que l’œuf contient un poussin ? Lindsey travaille pour que l’homme prenne conscience de son alimentation.

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La mondialisation et notre conception du monde

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Lindsey met en scène des hommes et des femmes en cage, comme prisonniers de leur monde. Ils ne semblent pas conscients de leur enfermement. Ils s’adonnent avec une grande candeur à leur activité favorite sans s’apercevoir des limites toutes proches de leur monde. L’inconscience de ces êtres semble tout naturellement leur faire accepter leur enfermement. Ils ne se débattent pas. Ils n’essaient aucunement de s’enfuir. Serait-ce une forme de critique de l’esprit des hommes qui malgré la mondialisation, ne seraient peut-être pas si ouverts que cela sur le monde ? Dans sa petite cage, une sculpture d’une femme fait de la balançoire comme une enfant. Une fois encore, elle ne semble pas préoccupée par le monde extérieur. On a peine à imaginer qu’elle ait conscience d’un dehors, d’un monde à l’extérieur.

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Photographie de couverture : Paris Art Web - Sculpture - Lindsey De Ovies

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