La vénus de catal höyük : en 8000 avant Jésus Chris les déesse étaient rondes !

Vénus de catal höyük

Une découverte exceptionnelle du point de vue de l’histoire de l’art a été faite en 2o16 dans le village de Catal Höyük, en Turquie, plus précisément en Anatolie centrale.

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Vénus de catal höyük : découverte d’une divinité aux formes pulpeuses

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Une vénus, c’est-à-dire une statuette représentant une femme aux formes rondes, datant de 8ooo ans, a été découverte sur ce site par l’anthropologue américain Ian Hodder de l’université de Stanford. C’est une pièce de 17 centimètres de haut et pesant un kilo, datant de l’époque néolithique (période allant de 9ooo avant Jésus Chris à 33oo avant Jésus Christ). Alors ce site ne nous livre pas des trésors pour la première fois, il est fouillé depuis 1958 par des archéologues, et correspond à une ancienne agglomération datant de l’antiquité. Il est inscrit au patrimoine de l’Unesco depuis 2o12 et nous a déjà donné, outre bas-reliefs et peintures murale, des figurines et des objets rituels aussi bien en argile qu’en basalte, albâtre ou en marbre.

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Plusieurs déesses, tous pulpeuses ?

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Ce n’est pas la plus ancienne figurine de type vénus retrouvée lors des fouilles, la vénus de Hohle Fels découverte en Allemagne en 2oo8 a été datée de 35 ooo ans. Ces vénus sont légion parmi les objets de la période néolithique, elles représentent une femme aux formes généreuses, et celle-ci a la particularité de se tenir les seins, et il s’agit d’une femme déjà âgée !

Ce ne sont pas vraiment des tailles mannequin minces et élancées, au contraire ! Cette représentation de la femme est bien spécifique et tellement différente des femmes du cinéma ou de la publicité, et même de l’art de la Grèce et de Rome. On peut parler à son sujet d’une image de la fécondité, mais l’hypothèse que ce soit un objet rituel ou à usage religieux est mis en doute par le fait qu’on l’a retrouvée au milieu de débris dans une niche sous une maison.

Ces vénus préhistoriques sont également différentes des statues féminines en bois que nous a donné l’art africain de par la forme du corps et du visage, telles que l’on peut les voir au musée des arts premiers à Paris.

Statues de femmes, nous ne trouvons que cela pour cette période de l’humanité, pas de statues d’hommes nus ou à cheval, encore moins d’hommes armés. Cela conduit certain à penser que le patriarcat n’était pas encore apparu à cette époque lointaine. Les sociétés du néolithique étaient-elles donc matriarcales ? C’est ce dont font l’hypothèse les chercheurs qui prennent leurs sources dans ces chantiers de fouilles archéologiques où ils travaillent avec passion.

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Photographie de couverture : © Çatalhöyük Research Project

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